15h52 CEST
13/04/2026
Légende vivante à Anfield, Mohamed Salah a perdu de sa superbe mais conservé tout l'amour des supporters de Liverpool, qui rêvent de voir le génie d'Egypte repousser son déclin et la fin de son aventure en Ligue des champions, mardi contre le PSG.
Le "pharaon", 33 ans, a vécu la semaine dernière un condensé de sa saison, la dernière sous le maillot rouge: un quart de finale aller frustrant, depuis le banc du Parc des princes (défaite 2-0), puis une titularisation à frissons contre Fulham (2-0), avec un but "salahesque" suivi d'une communion pleine d'émotion devant le Kop, tribune mythique.
La tournée d'adieux a déjà commencé depuis l'annonce fin mars de son départ en fin de saison après neuf années couronnées de succès, collectivement et individuellement.
Mardi, l'ailier droit devra faire des merveilles avec ses partenaires pour renverser le champion d'Europe parisien et rester en vie en Ligue des champions, qu'il a remportée en 2019 sous Jürgen Klopp.
Avec le nouvel entraîneur Arne Slot, la lutte de miel a duré une année, lors d'un exercice 2024/2025 éblouissant pour l'attaquant, créateur de statistiques astronomiques (29 buts, 18 passes décisives) sur la route du titre en Premier League.
"Je lui ai dit: +écoutez, tant que vous me déchargez défensivement, je vous apporterai offensivement. Donc essayez de me décharger autant que possible et je vous montrerai les chiffres. Je suis heureux de l'avoir fait", disait l'attaquant, épanoui comme jamais, en avril 2025 dans la foulée du sacre.
Mais tout a changé après un été particulièrement éprouvant pour Salah, qui a perdu un de ses amis et coéquipiers, le rayonnant Diogo Jota, dans un accident de voiture. Le départ au Real Madrid de son complice sur l'aile droite, Trent Alexander-Arnold, peut aussi expliquer ses performances déclinantes.
- Sur courant alternatif -
Le N.11 a perdu de son influence, de sa vivacité et de sa magie, d'abord, puis perdu son statut d'intouchable parmi les titulaires, ensuite, un déclassement qu'il a fustigé publiquement en décembre, estimant que le club l'avait "jeté en pâture".
Cette vive réaction lui a valu des critiques en égoïsme.
"Salah ne pense qu'à lui, uniquement à lui", c'est "l'une des plus grandes drama queens que j'aie rencontrées", a encore pesté Troy Deeney, ex-attaquant anglais, dans un éditorial publié vendredi par le tabloïd The Sun.
Mais le public d'Anfield, lui, est resté fidèle à son grand amour, Salah, dont il a scandé le nom à pleins poumons samedi, dans les premières minutes du match contre Fulham.
Il leur a bien rendu sur le terrain, avec son but signature (une frappe enroulée du gauche, précise et puissante) et un intense abattage qui sont autant d'arguments en faveur de sa titularisation, mardi contre Paris.
"Il a l'air vraiment affûté, il a créé énormément de choses pour l'équipe. Il a aussi travaillé extrêmement dur, il a récupéré beaucoup de ballons", a listé Jamie Redknapp, ancien milieu du club, sur Sky Sports. "Ils vont espérer retrouver ça en milieu de semaine contre le PSG parce qu'il inspire toujours la crainte".
Salah est pourtant souvent branché sur courant
alternatif, en étant brouillon et brillant dans le même match, comme il l'a montré contre Galatasaray (4-0) en huitièmes de finale retour à Anfield.
Mardi, il tentera d'électriser une nouvelle fois son public en faisant disjoncter le PSG. Bref, tout ce qu'il n'a pas pu faire au match aller.