11h32 CEST
29/05/2026
L'un incarne la continuité dans l'excellence, l'autre l'explosivité d'un PSG qui se renouvelle: les deux attaquants parisiens Ousmane Dembélé et Khvicha Kvaratskhelia sont les fers de lance du club parisien, qui vise un deuxième titre de Ligue des champions d'affilée samedi à Budapest.
Dembélé a vécu une saison étrange, symbole de la dynamique du PSG tout entier. Le numéro 10 qui joue en faux numéro 9 a été freiné par les blessures à répétition (aux ischio-jambiers, au mollet...) mais a tout de même su être régulier quand il a joué (sept buts et deux passes décisives en 12 matches de Ligue des champions, 10 buts et sept passes en 22 matches de Ligue 1 où il a été désigné meilleur joueur pour la deuxième fois d'affilée).
Surtout, l'attaquant des Bleus s'est montré décisif aux moments importants, avec notamment trois buts dans la double confrontation contre le Bayern. "J'ai pris conscience que dans ces matches-là les caméras sont allumées", a-t-il souri.
Dembélé a ainsi prouvé qu'il ne comptait pas se reposer sur ses lauriers de Ballon d'Or. "Tout ce que j'ai vécu me donne envie de continuer, a-t-il confié. J'ai encore très faim, je veux gagner des titres. Que ce soit avec le PSG ou en sélection, j'ai encore beaucoup de choses à montrer".
Et le natif de Vernon (Eure) de raconter que son agent lui avait dit: "Pourquoi pas deux Ballons d'Or ?"
"Quand tu gagnes une fois, t'as envie de gagner plusieurs fois", a lancé Dembélé.
- Révolte -
Le Ballon d'Or, son comparse Khvicha Kvaratskhelia y postule. Il a été tout autant que Dembélé un détonateur du champion d'Europe en titre dans la compétition reine avec 10 buts et 6 passes décisives en 15 matches.
Il a en particulier débloqué des situations périlleuses pour le PSG. C'est lui qui, en sortant du banc des remplaçants, a inscrit un doublé pour repousser les Blues au Parc des Princes, dans un match jusque-là tendu et serré (5-2 score final). C'est lui qui a tué le suspense de la double confrontation dès le début du match retour à Stamford Bridge.
Et c'est lui qui sonna à nouveau la révolte alors que son équipe était menée 1-0 par le Bayern Munich au Parc des Princes. Il mystifia l'arrière-garde bavaroise qui le serrait pourtant de près pour glisser, après un crochet, un tir malin et précis vers le petit filet opposé de Manuel Neuer. Et sa réaction de rage enjoignant ses coéquipiers à poursuivre les efforts était emblématique de son rôle de leader d'attaque et de pressing cette saison.
Le 25 novembre, après un début de saison moyen, Kvaratskhelia assurait, sûr de ses forces: "On est totalement prêts maintenant. Je me sens très bien".
Il disait vrai. "Kvara", buteur en finale de C1 en 2025, n'a pas seulement confirmé la réputation flatteuse qu'il avait à Naples d'où il a débarqué en janvier 2025, il s'est surtout propulsé en 2026 parmi les trois ou quatre meilleurs joueurs de la planète.
"Chaque fois que j'entre sur le terrain, je veux ressentir l'émotion de marquer (...) je suis un homme fier", a confié récemment Kvaratskhelia dans un entretien à l'UEFA. Mais le Géorgien a aussi conscience qu'il doit s'équilibrer: "Au début (de ma carrière), j'étais un joueur davantage individualiste que d'équipe, mais j'ai réalisé que sans l'équipe, on n'est rien".
En effet, lui et Dembélé ont en commun une qualité précieuse, dixit leur entraîneur Luis Enrique: "défendre quelque soit le moment du match". Une preuve d'humilité pour un attaquant, et l'une des raisons qui font de ce PSG un grand d'Europe.