14h43 CEST
02/05/2026
La Vuelta, qui débute dimanche et se termine six jours plus tard avec la terrible ascension de l'Angliru, aura valeur de test pour Pauline Ferrand-Prévot qui ambitionne de s'imposer dans la Péninsule avant d'attaquer le Tour de France en août.
La lauréate de la dernière Grande Boucle entend se rassurer sur les routes d'Espagne après être apparue en retrait sur les classiques ardennaises où elle a été dominée par sa rivale Demi Vollering, victorieuse de la Flèche wallonne et à Liège.
Alors que la Néerlandaise, vainqueure sortante, ne sera pas au départ dimanche midi à Marin en Galice, privilégiant le Giro (30 mai au 7 juin), "PFP" est la tête de gondole d'une épreuve décrite comme la plus difficile jamais tracée par les organisateurs.
Les deux dernières étapes vendredi et samedi seront décisives avec une arrivée à Les Praeres (3,9 km à 12,5%) vendredi mais surtout l’arrivée finale au sommet de l’Angliru (12,1 km à 10,3%), samedi.
La leader de la formation Visma-Lease a Bike n’a pas encore gagné cette saison. Elle est néanmoins montée à deux reprises sur le podium, au Tour des Flandres et à Paris-Roubaix, mais a manqué de punch pour suivre les meilleures sur les Ardennaises.
"Avec l'âge (34 ans), j'ai moins de giclette que par le passé. Et puis, dans l'optique du Tour, j'axe désormais mes entraînement sur les longues ascensions", a-t-elle expliqué il y a un dizaine de jours après sa 7e place en haut du Mur de Huy.
L'an passé, Ferrand-Prévot n'avait pas terminé la Vuelta (non-partante de la 5e étape) ce qui ne l'avait pas empêchée d'offrir un récital deux mois plus tard sur le Tour de France en s'imposant avec près de quatre minutes d'avance sur Vollering.
La Polonaise Kasia Niewiadoma qui avait complété le podium à l'époque sera à partir de dimanche la principale rivale de la Française, même si elle n'a jamais été très à l'aise sur les routes espagnoles.
La leader de la formation Canyon-SRAM, auteure de classiques très solides malgré l’absence de succès, a notamment terminé 2e des Strade Bianche, 2e de l’Amstel Gold Race et 3e de la Doyenne dimanche dernier. La lauréate du Tour de France 2024 arrive donc en forme et visera un premier podium sur lequel elle n'est jamais montée en cinq participations.
"Mon ambition ? Le podium et une victoire d'étape", tonne la Polonaise.
En l'absence de Vollering, FDJ United-Suez misera sur les Françaises Juliette Berthet (née Labous) et Évita Muzic. Les deux coureuses avaient terminé dans le top 10 l’an dernier.
Il faudra aussi surveiller la révélation des Ardennaises, l'Espagole Paula Blasi (UAE Team ADQ). Lauréate de l’Amstel, 3e de la Flèche wallonne et 5e à Liège, la coureuse de 23 ans disputera, à domicile son premier grand Tour.