07h52 CEST
22/05/2026
Lens veut écrire l'une des plus belles pages de son histoire en remportant sa première Coupe de France vendredi (21h00) face à Nice, qui tentera avant tout de reprendre confiance quelques jours avant des barrages décisifs pour son maintien en Ligue 1.
Lors de l'élimination du Paris SG, dès les seizièmes de finale face à leurs voisins du Paris FC, les cadors du championnat de France, débarrassés du club qui détient le record du nombre de titres (16), ont vu leur horizon s'éclaircir.
Mais des équipes du haut de tableau, seul Lens est parvenu à se hisser jusqu'au Stade de France. Tombeur notamment de Lyon en quarts et de Toulouse, sacré en 2023, en demies, le RCL s'est qualifié pour la quatrième finale de son histoire, face à Nice, deux équipes aux dynamiques contraires.
Dauphins du PSG en championnat et portés par des joueurs étincelants à toutes les lignes, à l'image de Florian Thauvin, Malang Sarr ou encore Mamadou Sangaré, les Lensois arrivent à Saint-Denis en pleine confiance.
Après quelques contre-performances, notamment le match nul à Brest (3-3), qui avaient agacé leur entraîneur Pierre Sage il y a quelques semaines, les Artésiens ont remis la machine en route.
Victorieux de Nantes (1-0) pour valider son billet en Ligue des champions, défait malgré un bon match contre le Paris SG (2-0) avant d'étriller Lyon 4 à 0 avec une équipe B, Lens s'avance "très serein" vers sa première finale de Coupe de France depuis 1998 affirme Florian Sotoca à l'AFP.
- Le "bon carburant" lensois -
"C'est vrai qu'on a un bon carburant en ce moment: des bonnes performances, des bons résultats, des objectifs atteints assez tôt. Autant de choses qui font que c'est beaucoup plus facile de préparer positivement une finale", complète Pierre Sage.
Le Jurassien a insisté jeudi sur la nécessité de "mettre de la folie" pour ne pas se reposer seulement sur le "statut de favori" qu'ont ses joueurs.
Seule ombre au tableau: l'absence de Samson Baidoo, blessé à l'ischio-jambier gauche face au PSG la semaine dernière. Sans l'international autrichien, élément essentiel de leur défense mais déjà touché à l'autre cuisse pendant l'hiver, les Sang et Or ont concédé quatre de leurs huit défaites de la saison en Ligue 1.
Toutefois, cette contrariété n'égale en rien la situation des Niçois.
Qualifié en finale après sa victoire inattendue à Strasbourg (2-0), l'OGC Nice espérait sauver sa saison avec la Coupe de France, seule éclaircie d'un exercice 2025-2026 cauchemardesque.
Mais en s'inclinant à Auxerre (2-1) et en concédant le nul face à Metz (0-0) lors des deux dernières journées de Ligue 1, les Aiglons se sont condamnés à disputer des barrages face à Saint-Étienne pour tenter de se maintenir en Ligue 1.
- Priorité aux barrages pour Nice -
Avec deux rencontres pour rester dans l'élite qui auront lieu quatre et sept jours après la finale de vendredi "la priorité (de Nice) n'est plus" la Coupe de France, a reconnu amèrement Jean-Pierre Rivère dimanche soir.
"La seule ambition qu'on peut avoir, c'est de s'en sortir et de rester en Ligue 1", a poursuivi le président des Azuréens.
L'entraîneur Claude Puel a tenu un discours sensiblement différent en conférence de presse d'avant-match: "Si on se dit +on ne joue pas la finale+ et qu'on perd sans jouer et sans combattre, vous pensez qu'on va mieux se comporter lors des deux matches qui vont suivre? a pointé l'entraineur niçois. Une finale c'est magnifique et ça se joue à fond."
Mais "le danger est là", souligne Sotoca: "Si on commence à écouter, à droite, à gauche, notre environnement, on se dit: +le match est gagné+. Mais loin de là. Parce qu'une finale, ça reste un moment particulier. Leur équipe, sur le papier, ce n'est pas un seizième de Ligue 1. Ils ont vécu une saison compliquée mais la Coupe de France, ça reste à part."
Pour éviter le piège, les Lensois devront "être efficaces dans les deux surfaces", ce qui leur avait manqué lors du match nul (1-1) à l'Allianz Riviera il y a trois semaines, estime le capitaine de 35 ans. Son objectif est clair: offrir un "très beau cadeau" au RC Lens pour ses 120 ans.